Quelques extraits des nombreux temoignages reçus.
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Les rapports humains sont souvent superficiels, conventionnels et on pourrait croire qu'il n'y a pas d'exceptions, Bernard nous a prouvé qu'on pouvait bâtir des relations sincères en restant soi même. C'est cette attitude (et ce petit pétillement dans le regard) que je garde précieusement dans ma mémoire pour y puiser un peu plus de conviction quand j'en ai besoin...
GA

Comme pour tous ceux qui l'ont connu c'est tout un pan de notre vie qui s'écroule avec la sienne qui s'en va. Un formidable tracteur qui nous entraînait à des vitesses de bolide, 3 idées à la seconde, des rêves fous qui devenaient réalisables, quelques échecs qui donnaient des leçons et des avatars qui portaient leurs fruits, mais des horizons toujours plus larges et une lumière qui s'étendait toujours plus loin et plus haut. J'ai grandi à son contact, moi son aîné. Il m'a fait comprendre comment une culture de prof de langues mortes pouvait revivifier tout un pan de l'économie moderne, celle du voyage, comment la culture pouvait dynamiser et anoblir ce qui n'était avant lui que du profit. A son contact, lui l'inventeur de concepts, je suis sorti (à temps!) du ronron du prof de grec calé sur sa grammaire et rassuré par son dico.
Finalement je lui dois d'exister car que serai-je sans cette passion du voyage dans la culture qu'il m'a permis de découvrir en moi? Ensuite nous avons tracé notre route, certes, mais il est resté pour moi le fondement, l'exemple, le modèle, l'antidote contre toutes les tentations de redevenir comme les autres médiocres qui fabriquent un produit alors que lui offrait un rêve. Il a installé la culture là où elle pouvait déranger le plus et il en a fait la raison qui à elle seule justifie le voyage. C'était un projet fou et c'est la réussite de sa vie. Et cela je sais que nous sommes des centaines qui ne l'oublieront jamais.
Gg

Un guerrier grec mais un guerrier bien pacifique, dont les armes étaient la conviction, le professionnalisme et l’humour. Je n’arrive pas à croire que je n’entendrai plus sa voix en appelant a Alès, que je ne recevrai plus ces mots de sa grande écriture qui accompagnaient toujours les envois Thalassiens.
D

Même si je n’ai jamais rencontré aucun de vous, vous faites tous partie, depuis 17 ans, de ma vie d’enseignante et de femme. C’est à Bernard comme a vous tous, que je dois mes plus belles joies professionnelles, celles du partage d’une passion, de la transmission d’une culture, l’émerveillement dans les yeux de nos élèves, la vraie raison de toutes ces luttes que nous menons en commun.
CR

Rallumant le petit luminaire des Trente ans de Thalassa, feuilletant les photographies de voyage (ce fut ma manière de veiller pour lui rendre un discret hommage), mes yeux se fixé sur cette image, sur un siège antique et énigmatique qui a traversé les siècles jusqu'à nous, arrêtant ma pensée sur la place vide, indéfinissablement, que laisse son départ.
Il est parti. Frustration, silence. Impossible de me faire à l’idée que je n’entendrais plus sa voix, si enthousiaste, si combattive, qui a ravivé, j’en suis sûr, le courage de tant et tant de ceux qu’il laisse aujourd’hui orphelins. Il reste malgré tout quelque chose, que l’injustice de la « vie » n’entamera pas, l’œuvre qu’il a construite, cette cause pour laquelle il ne cessait de se battre, l’idée qu’il continue a vivre en tous ceux qui, parmi les champs d’asphodèles, ont partagé son rêve.
« Très cher Harmodios, tu n’es point mort. Sans doute tu vis dans les iles des Bienheureux, là ou se trouvent, dit-on, Achille aux pieds rapides et Diomède, fils de Tydée… »
A&P&L


En Bernard, nous perdons un personnage phare de la CNARELA, mais aussi un ami.
Thalassa qu’il présidait, a été « membre fondateur » de notre coordination et a toujours assuré bénévolement un soutien logistique et  efficace pour l’organisation de nos journées comme de notre communication, notamment à travers les affiches et les cartes postales que nous avons largement diffusées. Nous lui devons, récemment, notre site et la réussite de notre dernière campagne d’action l’an dernier. Sans cesse, dans nos assemblées, il nous incitait a l’efficacité, tant dans la gestion du temps que dans la prise de décision. Mais surtout, nous garderons de Bernard le souvenir de sa verve intarissable et de sa grande gentillesse, qui faisaient de chaque moment passé avec lui un instant privilégié, d’une rare convivialité.
SP

Bernard a vécu pour Thalassa
Bernard a vécu par Thalassa
Il a imprimé sa marque sur des générations entières de guides, d’animateurs, de bénévoles. Nous avons tous mille anecdotes à raconter, mille souvenirs de Bernard au détour d’un voyage en Grèce ou, dans ce pays qu’il affectionnait par-dessus tout, la Turquie. Mille images de Bernard pendant nos assemblées, nos réunions, nos anniversaires, le 20ieme, le 30ieme
A chacun de conserver le souvenir de Bernard, intact, rayonnant. Mais parler de Bernard et de Thalassa s’est aussi parler de cet héritage qu’il nous lègue. Car je pense que la plus belle chose, la grande réalisation de Bernard s’est justement d’avoir réussi à ce que Thalassa lui survive. Et c’est en cela que réside la réussite de cette
Philippe Henri Dutheil - Co-président de Thalassa



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