Association culturelle

de voyages scolaires

et universitaires

 

Monday, February 06, 2012
LA GRANDE BRADERIE

                                                LA GRANDE BRADERIE

                                                     "version 2008-2009"

    Cet article, publié il y a quelques mois, reste  totalement d'actualité (et même , plus que jamais !)

Nous avons ajouté, dans un "supplément" quelques nouvelles interrogations: le sujet semble inépuisable..

 

A la lecture du titre de cet article, certains d’entre vous nous trouverons « provocateurs » et y verront peut-être la preuve d’une réaction  « nombriliste » : sachez que ce n’est pas le cas. Les réflexions qui vont suivre ne sont que des constats corroborés par des « faits » . Evoquons donc ces « appels d’offres » qui semblent, cette année, s’être quelque peu  multipliés.

 

Précisons en exergue qu’un grand nombre d’établissements publics continuent à ne pas « passer » par cette procédure : on peut  alors se poser quelques questions… Précisons de plus qu’il est des destinations qui semblent échapper à ladite procédure ( la Grèce en particulier) ou qui sont moins représentées que d’autres ( l’Italie). Deux destinations réunissent un grand nombre d’appels d’offres : l’Espagne et le monde anglo-saxon. Nous n’avons pas trouvé à ce jour d’ explication à ce constat.

 

Mais au-delà de ces relevés statistiques, il apparaît que ces « appels d’offres » - et nous avons déjà évoqué plusieurs fois ce problème – nous semblent devenir une véritable « braderie » dans la mesure où les contacts que nous avons avec les établissements sont très instructifs : surenchère sur les tarifs ( parfois à un euro près : « tel organisme me propose tel prix ; pouvez-vous faire moins cher ? » et si on essaie, grâce à des renégociations ponctuelles, d’atteindre le tarif souhaité, on s’entend dire : «  merci, mais j’ai encore des propositions moins chères .. !)  et surtout le fait que les lettres nous informant du refus de nos propositions n’évoquent qu’un seul argument : le prix proposé .  Quid du « rapport-qualité prix » qui , pendant des années, a réuni autour de certains organismes des enseignants qui ne voyagent pas dans les voyages scolaires des « marchandises » comme les autres ? Quid de la « qualité » ou de la situation d’un hébergement ? La « fidélité » à tel organisme , qui fait que l’on est satisfait d’une « écoute », semble bien appartenir au passé .

Nous évoquions dans des articles précédents les dangers de cette « course au prix « : plus que jamais,  ce danger nous semble présent.

 

Quant à l’aspect purement juridique des appels d’offres, nous plaidons notre ignorance : certaines personnes précisent que les appels d’offres ne sont pas obligatoires, mais « pas interdits », d’autres ne parlent que de la « règle » ( !!) des « 3 devis », d’autres établissements font parvenir des messages  adressés à plus de 10 organismes : on se sent moins seul dans ces cas-là ! Il y a là un certain « flou » que nous aimerions voir éclairci.

 

Osons évoquer un sujet-tabou : les « faux appels d’offres » : on publie un appel d’offres pour respecter un formalisme légal alors  que l’organisme qui assurera le voyage est déjà choisi : afin d’éviter un travail inutile, nous nous permettons de contacter les « émetteurs » des appels d’offres afin de savoir si l’appel d’offres auquel nous souhaitons répondre est vraiment « ouvert » : certains de nos interlocuteurs font preuve d’une belle franchise, ce dont nous les remercions, d’autres semblent « gênés » de notre question, d’autres enfin semblent « outragés » par notre interrogation, qu’ils jugent indiscrète ou même inappropriée. Et pourtant, la réalité est bien là !

 

Enfin, revenons sur un sujet abordé dans les dernières «newsletters » : les dates des voyages scolaires. Cette année, plus que jamais, les voyages scolaires se concentrent sur la période de la Mi-mars à la Mi-Avril. C’est de la « folie » et nous ne répéterons jamais assez que, si on souhaite un tarif intéressant pour les élèves, cette concentration va à l’encontre de ce souhait.

On souhaite, en Espagne, voir le nombre d’élèves par famille limité à 2, mais comment, sérieusement, obtenir une telle répartition au moment où les familles sont sollicitées et « surbookées » ? Ce problème de la « concentration » des voyages scolaires est récurrent certes, mais cette année, il nous semble atteindre des sommets insoupçonnés.

 

Les mini-articles qui suivent  vous permettront de « toucher du doigt » de façon plus grande encore toutes les situations, parfois risibles, parfois très sérieuses, qu’engendrent certains appels d’offres.

 

Le monde éducatif met toujours un certain temps à réagir à certaines situations (on l’a vu pour les problèmes de remplacement des enseignants lors des voyages scolaires : le sujet était  encore « brûlant » l’an dernier, il semble nettement plus « hors de propos » maintenant … Espérons que la « sagesse » de toutes les composantes de ce monde l’emportera et que l’intérêt des élèves  évitera des « perversions » que nous dénonçons depuis de longues années.

 

Bernard Valette

Agrégé de Lettres

Président de l’Association Culturelle Thalassa.

 

 

                                          QUELQUES INTERROGATIONS

 

*  Tous les appels d’offres évoquent certains critères de choix : le prix, bien sûr (entre 50 et 60%), la « qualité des services » , les « conditions de livraison » (nous sommes toujours étonnés de ce critère, lorsqu’il est présent : s’agit-il du mauvais « copier-coller » car à ce jour, ce critère nous semble s’appliquer à des « marchandises » classiques »  ….ou  faut-il y voir la preuve que le voyage scolaire est un simple marchandise ? Nous souhaiterions cependant que l’on nous explique le contenu de ce critère.). Il reste que la quasi-totalité des réponses négatives reçues ne font état que d’un « prix  trop élevé »

* L’obligation d’informer les organismes de voyages scolaires des décisions du pouvoir adjudicateur : certains établissements scolaires respectent ce qui semble être légal, d’autres semblent  s’affranchir de cette réponse. Certains établissements communiquent le nom de l’organisme choisi ainsi que le budget retenu,  d’autres jugent notre demande « déplacée » et « indiscrète ». Si on veut « coller » à une certaine réalité, le fait de souhaiter connaître le montant des budgets retenus est-il scandaleux ?

 

* La disparité des contenus des appels d’offres : le site de l’AJI est très éclairant sur le sujet : certains établissements n’ont besoin que d’une page ou de deux pour évoquer le « cahier des charges » d’un appel d’offres ; d’autres imposent un certain nombre d’obligations (attestations diverses et variées) qui font que l’édition du contenu global de l’appel d’offres atteint les 8 ou 9 pages : y-a-t-il dans ce domaine  des instructions claires ?

Oserons-nous évoquer les documents qui ne tiennent pas compte de la « dérogation à la règle du paiement après service fait » pour les voyages scolaires et qui continuent à envisager de régler une partie des voyages scolaires après le retour du voyage ou, là encore, s’agit-il d’un « copier-coller » déficient ? !!!!

 

*  Des cas extrêmes de « communication déficiente » : pour la première fois cette année, 4 collègues nous ont informés qu’ils n’avaient pas eu accès aux différentes propositions des appels d’offres et que leur avis n’avais pas été pris en compte : cas très exceptionnels certes, mais qui interpellent .

 

* Faut-il continuer à jouer un rôle de « conseil » ?

Nous avons dû faire face à certains réponses négatives parce que nous n’avions pas respecté scrupuleusement le programme prévu dans l’appel d’offres . Quand les modifications proposées n’ont pour but que de respecter une législation comme celle sur le transport  ou d’offrir des visites plus en rapport avec le « projet culturel » du voyage, faut-il ne « pas chercher à comprendre » et n’être qu’un simple « exécutant » , avec toutes les responsabilités que cela implique ? Quitte à « perdre un marché », nous refusons d’assurer des projets qui ne nous semblent pas « viables ».

 


COUP DE COEUR: LA GRANDE BRADERIE

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